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Publié le 7 novembre 2026

En brefUne citation devant le tribunal correctionnel signifie que le parquet ou une partie civile vous poursuit pour un délit. La première audience sert souvent à fixer un calendrier, mais ne pas s’y présenter peut entraîner un jugement par défaut. Préparer sa défense tôt permet de consulter le dossier, de déposer des conclusions et de demander, le cas échéant, une mesure alternative.

Comprendre la citation

La citation est un acte d’huissier qui indique les faits reprochés, leur qualification juridique, la date et l’heure de l’audience. Elle peut faire suite à une information menée par le parquet, à une instruction clôturée par une ordonnance de renvoi de la chambre du conseil, ou à une citation directe par une partie civile.

La première audience

En pratique, beaucoup d’affaires ne sont pas plaidées lors de la première audience : le tribunal fixe un calendrier de conclusions et une date de plaidoiries. Il est néanmoins important d’être présent ou représenté par un avocat. En cas d’absence, le tribunal peut juger par défaut ; l’opposition reste possible, mais dans des conditions strictes, et elle est exclue si l’absence est jugée volontaire.

Pourquoi se faire assister dès le début

  • Accès au dossier : l’avocat peut consulter et copier le dossier répressif, et repérer les faiblesses de l’accusation (procédure, preuves, prescription).
  • Conclusions écrites : elles obligent le tribunal à répondre à chaque argument, ce qui est déterminant en cas d’appel.
  • Mesures alternatives : suspension du prononcé de la condamnation, sursis, peine de travail, probation, à condition de remplir les conditions légales et de préparer le dossier (situation professionnelle, familiale, démarches entreprises).
  • Intérêts civils : discussion du montant réclamé par la victime, expertise éventuelle.

Les questions à se poser rapidement

  • Les faits sont-ils prescrits ?
  • La procédure a-t-elle été régulière (audition, droit à l’avocat, perquisition) ?
  • Mon casier judiciaire permet-il une suspension ou un sursis ?
  • Une condamnation aurait-elle des conséquences sur mon emploi, mon séjour ou ma nationalité ?

Après le jugement

Un jugement contradictoire peut faire l’objet d’un appel dans les 30 jours du prononcé, avec une requête indiquant les griefs. Une défense bien construite en première instance facilite grandement cet appel. Voir la page recours en droit pénal.

Impact sur le séjour ou la nationalité. Pour une personne étrangère ou candidate à la nationalité belge, une condamnation peut avoir des conséquences importantes. Signalez-le dès le premier contact.

Le déroulement type d’un procès correctionnel

  1. Introduction : appel de la cause, vérification de l’identité, fixation d’un calendrier si les parties le demandent.
  2. Échange de conclusions entre la défense, le ministère public (le cas échéant) et la partie civile.
  3. Audience de plaidoiries : réquisitions du ministère public, plaidoirie de la partie civile, plaidoirie de la défense, dernière parole au prévenu.
  4. Jugement, souvent prononcé à une date ultérieure.

Comparaître en personne ou être représenté

Le prévenu peut en principe se faire représenter par son avocat, sauf si le tribunal ordonne sa comparution personnelle. Comparaître en personne permet toutefois au tribunal de se faire une idée directe de la personnalité du prévenu, ce qui compte souvent pour la peine. Le choix se fait avec l’avocat, selon la nature du dossier.

Les mesures alternatives en détail

  • La suspension du prononcé : le tribunal constate la culpabilité mais ne prononce pas de condamnation ; elle n’apparaît pas sur les extraits de casier délivrés aux particuliers. Elle suppose notamment de ne pas avoir encouru certaines condamnations antérieures.
  • Le sursis : la peine est prononcée mais son exécution est suspendue pendant un délai d’épreuve, éventuellement avec conditions (probation).
  • La peine de travail : un nombre d’heures de travail d’intérêt général, à la place d’une peine de prison ou d’amende, avec l’accord du prévenu.
  • La surveillance électronique comme peine autonome, dans certains cas.

Le prévenu doit en général donner son accord pour certaines de ces mesures, et l’avocat doit les demander expressément, éléments à l’appui.

La médiation pénale et la transaction

Avant même la citation, le parquet peut proposer une médiation pénale ou une transaction. Même après la citation, certaines solutions négociées restent possibles dans les conditions prévues par la loi. Elles doivent être examinées avec soin, car elles peuvent impliquer une reconnaissance des faits ou une indemnisation de la victime.

Questions fréquentes

Puis-je demander le report de l’audience ?

Une remise peut être demandée pour des motifs sérieux, notamment pour permettre à l’avocat de consulter le dossier. Elle est laissée à l’appréciation du tribunal.

Que risque-t-on en cas de condamnation ?

La peine dépend de l’infraction, des antécédents et des circonstances. L’avocat peut vous expliquer les peines prévues par la loi et les mesures alternatives envisageables.

D’autres questions fréquentes

La citation directe par un particulier est-elle fréquente ?

Une victime peut citer directement l’auteur présumé devant le tribunal correctionnel, sans passer par le parquet, à ses risques : si le prévenu est acquitté, la partie citante peut être condamnée à des dommages et intérêts pour citation téméraire et vexatoire.

Le jugement est-il prononcé le jour des plaidoiries ?

Parfois, mais le tribunal prend souvent l’affaire en délibéré et fixe une date de prononcé. C’est à partir du prononcé d’un jugement contradictoire que court le délai d’appel de 30 jours.

Sources officielles

Informations vérifiées au 6 novembre 2026.

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Les délais de recours sont souvent courts. Le cabinet peut examiner votre situation.

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Article à visée informative. Il ne constitue pas un avis juridique personnalisé. Vérifiez la date de mise à jour et les textes officiels (Justel, Moniteur belge).